Taux de glycémie tableau : où tombe votre valeur, en g/L, mg/dL et mmol/L
Votre taux de glycémie dans le tableau
Choisissez l'unité imprimée sur votre lecteur : la conversion est faite avant le classement.
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Le calcul se fait dans votre navigateur : votre valeur n'est envoyée nulle part, sauf si vous demandez la lecture par email sous votre résultat. Dans ce cas seulement, en cliquant sur Envoyer, votre adresse et la ligne du résultat (votre valeur écrite dans les trois unités, g/L, mg/dL et mmol/L, le moment du prélèvement, la bande obtenue et son texte) sont transmises à notre serveur. Lorsqu'il accepte la demande, il enregistre ces informations et vous envoie l'e-mail. Pour le reste, seuls la page consultée, le site d'où vous arrivez, la part de la page lue, la bande obtenue, l'unité choisie et les clics sur les boutons sont comptés, sans rien qui vous identifie.
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Un tableau de glycémie imprimé vous laisse deux opérations à faire vous-même : convertir votre chiffre dans l'unité du tableau, puis chercher la ligne où il tombe. Ici, vous entrez la valeur telle qu'elle est affichée sur votre lecteur ou votre compte rendu, vous dites si elle a été prise à jeun ou 2 h après un repas, et la page fait les deux : elle l'écrit dans les trois unités et surligne pour vous la ligne exacte du tableau complet où elle tombe.
Cet outil convertit une unité et place un chiffre dans un tableau de bornes publiées. Il ne pose aucun diagnostic, ne promet aucun résultat et ne remplace pas votre médecin, seul à pouvoir tenir compte de vos traitements, de vos antécédents et du reste de votre bilan.
Les trois écritures du même chiffre
Un lecteur de glycémie acheté en France affiche le plus souvent des g/L, le même appareil vendu ailleurs des mg/dL, un rapport de l'OMS ou un laboratoire canadien des mmol/L. Ce sont trois écritures d'une seule mesure, et le passage de l'une à l'autre est une arithmétique, pas une interprétation.
Le glucose a une masse molaire de 180,16 g/mol. De là viennent les trois conversions que la page applique :
mg/dL = g/L × 100 ; mmol/L = g/L × 5,551 ; g/L = mmol/L × 0,18016
Exemple chiffré — une valeur de 1,05 g/L à jeun vaut 105 mg/dL et 5,83 mmol/L. Elle tombe dans la bande normale à jeun (0,70 – 1,09 g/L) du tableau ci-dessous. C'est le calcul que l'outil fait, et c'est celui que vous pouvez refaire à la main : 1,05 × 100 = 105, et 1,05 × 5,551 = 5,83.
Les bornes des tableaux sont appliquées à la valeur ramenée au mg/dL entier le plus proche, l'unité dans laquelle l'OMS imprime ses seuils. Une valeur qui tombe pile sur une borne est donc lue du côté où sa source la place. La colonne mmol/L, elle, reproduit les bornes telles que l'OMS les publie, arrondies au dixième.
Tableau du taux de glycémie à jeun
« À jeun » veut dire au moins huit heures sans rien avaler d'autre que de l'eau, dans les conditions indiquées par le laboratoire ou la notice du lecteur. Un jeûne écourté tire le chiffre vers le haut et fausse la lecture de la ligne.
| g/L | mg/dL | mmol/L | Lecture, et d'où sort la borne |
|---|---|---|---|
| moins de 0,70 | moins de 70 | moins de 3,9 | Hypoglycémie. Sous 0,70 g/L, la Fédération Française des Diabétiques parle d'hypoglycémie. Un chiffre bas répété, ou accompagné de malaises, se rapporte au médecin sans attendre le bilan suivant. |
| 0,70 – 1,09 | 70 – 109 | 3,9 – 6,0 | Bande normale à jeun. Plage de référence publiée par la Fédération Française des Diabétiques. C'est un repère de population, pas un certificat : il ne dit rien du reste de votre bilan. |
| 1,10 – 1,25 | 110 – 125 | 6,1 – 6,9 | Hyperglycémie modérée à jeun. Zone intermédiaire définie par l'OMS et la Fédération internationale du diabète en 2006, entre 110 et 125 mg/dL. Elle n'est pas un diagnostic de diabète : c'est une zone de surveillance. |
| 1,26 et plus | 126 et plus | 7,0 et plus | Au seuil diagnostique du diabète. Seuil retenu par l'OMS et la Fédération internationale du diabète en 2006. Un seul dosage ne suffit pas : une confirmation est demandée avant qu'un diagnostic soit retenu, et c'est le médecin qui la prescrit. |
Tableau du taux de glycémie 2 h après un repas
Une précision qu'aucun tableau figé ne donne, et qui change la lecture : les bornes de 1,40 g/L et 2,00 g/L ont été établies par l'OMS pour la valeur mesurée deux heures après une charge calibrée de 75 g de glucose, pas après un repas ordinaire. Un repas normal n'apporte ni la même quantité ni la même vitesse de sucre. Ces bornes restent le repère le plus utilisé pour lire une glycémie post-prandiale, mais sur un repas ordinaire, ce sont des repères — le test diagnostique, lui, est la charge de 75 g prescrite par le médecin.
| g/L | mg/dL | mmol/L | Lecture, et d'où sort la borne |
|---|---|---|---|
| moins de 0,70 | moins de 70 | moins de 3,9 | Hypoglycémie. Même plancher qu'à jeun, retenu par la Fédération Française des Diabétiques. Deux heures après un repas, un chiffre aussi bas est inhabituel et mérite d'être signalé au médecin. |
| 0,70 – 1,39 | 70 – 139 | 3,9 – 7,7 | Sous le seuil d'intolérance au glucose. En dessous de 1,40 g/L, la valeur reste sous la borne basse définie par l'OMS et la Fédération internationale du diabète en 2006 pour le test de charge. |
| 1,40 – 1,99 | 140 – 199 | 7,8 – 11,0 | Intolérance au glucose. Plage définie par l'OMS et la Fédération internationale du diabète en 2006 sur le test de charge à 75 g. Après un repas ordinaire, elle situe ; elle ne classe pas. |
| 2,00 et plus | 200 et plus | 11,1 et plus | Au seuil diagnostique du diabète. Borne de 11,1 mmol/L retenue par l'OMS et la Fédération internationale du diabète en 2006 sur le test de charge. Comme à jeun, une confirmation est demandée avant tout diagnostic. |
Ce que la ligne surlignée ne dit pas
Elle ne dit pas d'où vient le chiffre. Une infection en cours, une nuit trop courte, un traitement par corticoïdes, un stress aigu, une piqûre faite sur un doigt mal rincé après avoir épluché un fruit : tout cela déplace une glycémie capillaire sans rien changer à votre état de fond.
Elle ne dit pas non plus si le chiffre est représentatif. Une glycémie est une photographie prise à une seconde donnée. C'est la raison pour laquelle l'OMS demande une confirmation avant tout diagnostic, et pour laquelle l'HbA1c — qui cumule huit à douze semaines — est lue à côté, pas à la place.
Enfin, un lecteur capillaire n'a pas la précision d'un dosage de laboratoire sur prélèvement veineux. Un écart de quelques milligrammes par décilitre entre les deux est attendu, et suffit parfois à changer de ligne près d'une borne.
Questions fréquentes
Quel est le taux normal de glycémie à jeun ?
De 0,70 à 1,10 g/L à jeun (70 à 110 mg/dL) selon la Fédération Française des Diabétiques. L'OMS (2006) fait commencer l'hyperglycémie modérée à jeun à 1,10 g/L (6,1 mmol/L) : c'est la borne du tableau ci-dessus. L'ADA (2026), américaine, retient une borne plus basse, 1,00 g/L (100 mg/dL, 5,6 mmol/L). C'est pourquoi deux articles donnent 1,00 ou 1,10 g/L pour la même limite.
À partir de quel taux de glycémie est-on diabétique ?
Le diabète se définit à partir de 1,26 g/L à jeun (126 mg/dL, 7,0 mmol/L), ou de 2,00 g/L (200 mg/dL, 11,1 mmol/L) deux heures après la prise de 75 g de glucose : ce sont les seuils de l'OMS (2006), repris par l'ADA (2026), qui ajoute une HbA1c d'au moins 6,5 %. Hors signes évidents d'hyperglycémie, l'ADA demande un test de confirmation : un chiffre isolé ne suffit pas, et le diagnostic appartient au médecin.
La glycémie normale change-t-elle avec l'âge, par exemple après 50 ans ?
Pas les seuils : ceux de l'OMS (2006) et de l'ADA (2026) ne comportent aucune tranche d'âge chez l'adulte, et 1,26 g/L à jeun reste le seuil du diabète à 50 comme à 80 ans. Ce qui change avec l'âge, c'est la fréquence : dans l'étude européenne DECODE citée par l'OMS (chapitre sur l'intolérance au glucose), l'intolérance au glucose isolée concerne 2,9 % des hommes de 30 à 39 ans et 15,1 % de ceux de 70 à 79 ans, et de 4,5 % à 16,9 % chez les femmes. Chez une personne âgée déjà diabétique, ce sont les objectifs fixés par le médecin qui s'adaptent, en donnant la priorité à l'absence d'hypoglycémie (ADA 2026, section 13).
Les valeurs sont-elles les mêmes pour une femme et pour un homme ?
Oui : les seuils de l'OMS (2006) et de l'ADA (2026) ne distinguent pas les femmes et les hommes. La seule exception est la grossesse : les critères de l'ADA sont écrits pour les personnes qui ne sont pas enceintes, et le diabète gestationnel a les siens. L'OMS note seulement que l'intolérance au glucose est en général plus fréquente chez les femmes que chez les hommes.
Quelle glycémie est normale après un repas ?
Moins de 1,40 g/L une heure et demie après un repas, selon la Fédération Française des Diabétiques. Les bornes de l'OMS (2006) (moins de 1,40 g/L, de 1,40 à 1,99 g/L pour l'intolérance au glucose, 2,00 g/L et plus pour le diabète) se lisent deux heures après la prise de 75 g de glucose, pas après un repas ordinaire : sur un repas, ce sont des repères de lecture, pas un test.
Comment convertir une glycémie de mmol/L en g/L ?
Multipliez par 0,18016 : 7,0 mmol/L × 0,18016 = 1,26 g/L. Dans l'autre sens, multipliez les g/L par 5,551 ; pour obtenir des mg/dL, multipliez les g/L par 100. Ces facteurs viennent de la masse molaire du glucose, 180,16 g/mol (PubChem, fiche du glucose). Le calculateur en haut de page fait la conversion dans les trois unités.
À lire ensuite
- Taux de sucre dans le sang : ce que l'âge change aux repères
- Conversion glycémie : passer des g/L aux mmol/L
- Glycémie à 1,10 g/L : ce que dit la zone intermédiaire
- Prédiabète : par quoi commencer
- Les autres outils de lecture de bilan
Sources
- Fédération Française des Diabétiques — Glycémie, normes et taux de sucre dans le sang — plage normale à jeun et plancher d'hypoglycémie affichés par cet outil.
- Organisation mondiale de la santé et Fédération internationale du diabète — Definition and diagnosis of diabetes mellitus and intermediate hyperglycaemia, Genève, 2006 — bornes 110, 126, 140 et 200 mg/dL, et rappel que les valeurs à 2 h sont celles du test de charge à 75 g.
- International Diabetes Federation — Tableaux de conversion des taux de glucose — correspondance entre mg/dL et mmol/L reprise dans les colonnes des deux tableaux.
Le facteur 5,551 se déduit de la masse molaire du glucose citée plus haut (180,16 g/mol) : il ne dépend d'aucune étude.
Page publiée le 27 septembre 2026 — famille « Glycémie ».