Tour de taille divisé par la taille : le calcul
Un mètre ruban, deux mesures, une division. Aucune prise de sang, aucun rendez-vous : c'est le seul indicateur de cette famille que vous pouvez relever seul, ce matin, dans votre salle de bains. Reportez vos deux chiffres ci-dessous.
Votre rapport tour de taille / hauteur
Les deux mesures sont ramenées à la même unité avant la division. Le sexe ne sert qu'à situer le tour de taille face aux seuils publiés, qui sont sexués : il est facultatif.
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Cet outil pose une division et situe son résultat par rapport à des seuils publiés. Il ne pose aucun diagnostic et ne remplace pas votre médecin, seul à pouvoir tenir compte de vos antécédents, de vos traitements et du reste de votre examen.
Deux mesures, et le geste qui les rend comparables
La formule tient en une ligne : tour de taille ÷ hauteur, les deux relevés dans la même unité. Le résultat n'a pas d'unité, puisqu'elles se simplifient — un rapport calculé en centimètres et le même rapport calculé en pouces donnent le même nombre.
Reste le geste. Le NICE en publie le protocole : repérer le bas des côtes et le haut des hanches, enrouler le mètre ruban à mi-chemin entre ces deux points — soit juste au-dessus du nombril — puis expirer normalement avant de lire. L'exemple donné par le même texte : un tour de taille de 96,5 cm divisé par une hauteur de 170 cm donne un rapport de 0,57.
Ce repère anatomique n'est pas un détail. Mesurer sur la partie la plus fine du buste, ou au niveau de la ceinture du pantalon, déplace le ruban de plusieurs centimètres et change le rapport au premier chiffre après la virgule. Le protocole compte autant que la division.
Ce que publient l'OMS, l'IDF et le NCEP ATP III
Ces trois institutions publient des seuils de tour de taille, exprimés en centimètres et distincts selon le sexe. Elles ne publient pas de seuil pour le rapport tour de taille / hauteur : le rapport de l'expertise réunie par l'OMS à Genève en décembre 2008 écrit explicitement qu'il n'y avait pas assez de données sur ce rapport et les autres mesures indirectes pour leur donner la priorité. Ce même rapport classe pourtant le lien entre rapport tour de taille / hauteur et risque cardiovasculaire parmi les associations qu'il juge convaincantes.
Voilà pourquoi cette page fait deux choses distinctes : elle situe votre rapport dans les zones publiées par le NICE, seul des textes consultés ici à en publier, et elle situe votre tour de taille face aux seuils de l'OMS, de l'IDF et du NCEP ATP III. Chaque nombre affiché dit de quel texte il sort.
| Seuil | Homme | Femme | Ce qu'il désigne | Source |
|---|---|---|---|---|
| Risque augmenté | au-dessus de 94 cm | au-dessus de 80 cm | Première borne du tableau des points de coupure attribués à l'OMS, associée à un risque accru de complications métaboliques. Le rapport précise que ces valeurs, citées en exemple dans son rapport de 2000 sur l'obésité, n'étaient pas une recommandation formelle. | OMS, rapport d'expertise sur le tour de taille et le rapport taille / hanches, Genève, décembre 2008 |
| Risque nettement augmenté | au-dessus de 102 cm | au-dessus de 88 cm | Seconde borne du même tableau, reprise dans les recommandations conjointes indice de masse corporelle et tour de taille. | OMS, rapport d'expertise sur le tour de taille et le rapport taille / hanches, Genève, décembre 2008 |
| Obésité abdominale, populations européennes | à partir de 94 cm | à partir de 80 cm | Critère obligatoire de la définition mondiale du syndrome métabolique. Le même texte descend à 90 cm chez l'homme pour les populations sud-asiatiques, chinoises et japonaises, la valeur féminine restant à 80 cm. | IDF, définition mondiale consensuelle du syndrome métabolique, 2006 |
| Obésité abdominale, critère du syndrome métabolique | au-dessus de 102 cm | au-dessus de 88 cm | Un jeu unique de valeurs, sans distinction de population. Le texte ajoute qu'entre 94 et 102 cm certains hommes cumulent déjà plusieurs facteurs de risque métaboliques. | NCEP ATP III, résumé du troisième rapport du panel d'experts, 2001 |
Les trois zones du rapport
Le NICE range le rapport tour de taille / hauteur en trois zones, dans sa recommandation numérotée 1.9.14, et précise qu'elles valent pour les deux sexes et toutes les origines chez les personnes dont l'indice de masse corporelle reste inférieur à 35. Au-delà, ou chez la femme enceinte, ce classement n'est pas prévu.
| Rapport | Lecture | Source du seuil |
|---|---|---|
| De 0,40 à 0,49 | Adiposité centrale dite saine — Zone basse du classement publié par le NICE, décrite comme n'indiquant pas de risque accru pour la santé. C'est un repère de population, pas un résultat normal au sens d'un examen de laboratoire. | NICE, recommandation 1.9.14, guideline NG246 |
| De 0,50 à 0,59 | Adiposité centrale augmentée — Deuxième zone du classement du NICE, décrite comme indiquant un risque accru pour la santé. Le texte cite le diabète de type 2, l'hypertension et les maladies cardiovasculaires parmi ces risques : ce sont des risques de population, pas un état constaté chez vous. | NICE, recommandation 1.9.14, guideline NG246 |
| 0,60 et plus | Adiposité centrale élevée — Troisième zone du classement du NICE, décrite comme indiquant un risque encore accru. Un chiffre à apporter à votre médecin avec le reste de votre situation plutôt qu'à lire seul. | NICE, recommandation 1.9.14, guideline NG246 |
En dessous de 0,40, le calculateur ne classe rien : le classement publié commence à 0,40 et cette page n'invente pas la zone qui manque.
Ce que ce rapport ne dit pas
Il ne dit pas de quoi votre tour de taille est fait. Un ruban ne distingue pas la graisse profonde de la graisse sous la peau, ni de la sangle abdominale. Le NICE demande d'ailleurs d'interpréter l'indice de masse corporelle avec prudence chez les personnes très musclées — la remarque vaut aussi pour un ruban posé sur un tronc épais.
Il ne remplace pas non plus l'indice de masse corporelle. Le NCEP ATP III retient le tour de taille parce que l'obésité abdominale est plus étroitement liée aux facteurs de risque métaboliques qu'un indice de masse corporelle élevé ; le rapport de l'OMS conclut, lui, qu'il reste souhaitable d'obtenir aussi cet indice et d'envisager l'usage conjoint des deux. Ce sont deux lectures d'un même corps, pas deux concurrents.
Enfin, il ne dit rien de votre tension, de votre bilan sanguin, de votre âge ou de vos antécédents familiaux, qui pèsent tous dans l'évaluation d'un risque cardiovasculaire. C'est un élément de lecture, pas une conclusion.
Questions fréquentes
Comment mesurer son tour de taille correctement ?
Le protocole décrit par le NICE tient en trois gestes : repérer le bas des côtes et le haut des hanches, placer le mètre ruban à mi-chemin entre ces deux points, soit juste au-dessus du nombril, puis expirer normalement avant de lire. Le mètre reste horizontal et posé sur la peau sans la comprimer. C'est ce repère-là qui rend deux mesures comparables entre elles.
Pourquoi diviser par la taille plutôt que lire le tour de taille seul ?
Parce qu'un même tour de taille ne désigne pas la même chose chez une personne longue et chez une personne courte. Le rapport porté de l'exemple du NICE le montre : un tour de taille de 96,5 cm divisé par une hauteur de 170 cm donne 0,57. La division ramène la mesure à une échelle sans unité, lisible quelle que soit la stature.
Quel rapport tour de taille / hauteur vise-t-on ?
Le NICE, dans sa recommandation 1.9.14, classe l'adiposité centrale en trois zones : de 0,40 à 0,49 une adiposité centrale dite saine, de 0,50 à 0,59 une adiposité centrale augmentée, à partir de 0,60 une adiposité centrale élevée. Ce sont des repères de population destinés à ouvrir une conversation avec un soignant, pas un verdict.
L'OMS publie-t-elle un seuil pour ce rapport ?
Non, et son rapport d'expertise de 2008 le dit noir sur blanc : les données disponibles sur le rapport tour de taille / hauteur étaient jugées insuffisantes pour lui donner la priorité sur les autres mesures. L'OMS publie des seuils de tour de taille, pas de rapport. Les zones du rapport affichées ici viennent donc du NICE, qui en publie, et la page le précise à chaque fois.
Pourquoi les seuils de tour de taille de l'OMS, de l'IDF et du NCEP ATP III ne se ressemblent-ils pas ?
Parce qu'ils ne répondent pas à la même question. Le NCEP ATP III fixe un seuil unique, au-dessus de 102 cm chez l'homme et de 88 cm chez la femme, pour identifier la composante abdominale du syndrome métabolique. L'IDF descend à 94 cm et 80 cm pour les populations européennes, comme critère obligatoire de sa définition. Le rapport de l'OMS reprend ces deux jeux de valeurs et rappelle que les seuils de son propre rapport sur l'obésité étaient donnés à titre d'exemple, pas comme une recommandation.
Les seuils sont-ils les mêmes selon l'origine géographique ?
Non pour le tour de taille. L'IDF publie des valeurs par groupe : au-dessus de 94 cm chez l'homme et 80 cm chez la femme pour les Européens, au-dessus de 90 cm et 80 cm pour les populations sud-asiatiques, chinoises et japonaises, avec renvoi aux données européennes là où les données manquent. Le NICE écrit en revanche que ses trois zones du rapport valent pour les deux sexes et toutes les origines, chez les personnes dont l'IMC reste inférieur à 35.
Faut-il mesurer à jeun, le matin ?
Les textes cités ici fixent le repère anatomique et le moment du souffle, pas l'heure ni l'état digestif. En pratique, un repas, une boisson gazeuse ou une journée chargée déplacent le ruban de quelques centimètres. Mesurez donc toujours dans les mêmes conditions, sinon c'est la condition qui change, pas vous.
Ce rapport remplace-t-il l'IMC ?
Non, il le complète. L'IMC ne dit rien de l'endroit où se loge la masse, et le NCEP ATP III note que l'obésité abdominale est plus étroitement liée aux facteurs de risque métaboliques qu'un IMC élevé. Le rapport de l'OMS conclut de son côté qu'il reste souhaitable d'avoir aussi l'IMC et d'utiliser les deux ensemble.
Mon rapport a changé entre deux mesures, faut-il s'en inquiéter ?
Un tour de taille se mesure à la main, avec un ruban, sur un corps qui respire : l'écart entre deux mesures prises le même jour par deux personnes différentes est bien réel. La hauteur, elle, ne bouge pas. Une variation du rapport qui tient au deuxième chiffre après la virgule relève de la mesure, pas du corps.
À lire ensuite
- Tour de taille et risque cardiovasculaire : le dossier
- À partir de quel tour de taille un homme doit-il consulter
- Le rapport triglycérides / HDL, si vous avez un bilan sanguin
- Les autres outils de lecture
Sources
- Organisation mondiale de la santé, Waist circumference and waist-hip ratio: report of a WHO expert consultation, Genève, 8-11 décembre 2008, publié en 2011 — seuils de tour de taille attribués à l'OMS, et constat de données insuffisantes sur le rapport tour de taille / hauteur.
- International Diabetes Federation, The IDF consensus worldwide definition of the metabolic syndrome, 2006 — seuils de tour de taille par groupe de population.
- National Cholesterol Education Program, Third Report of the Expert Panel on Detection, Evaluation, and Treatment of High Blood Cholesterol in Adults (ATP III), Executive Summary, NIH / NHLBI, 2001 — seuils du critère d'obésité abdominale du syndrome métabolique.
- National Institute for Health and Care Excellence, Overweight and obesity management, guideline NG246, recommandation 1.9.14 — protocole de mesure et zones du rapport tour de taille / hauteur affichées par cet outil.
Les quatre textes ci-dessus ont été ouverts et lus le 17 septembre 2026 pour établir cette page. La conversion des pouces en centimètres ne dépend d'aucun d'eux.
Page publiée le 17 septembre 2026 — famille « Mesures du corps ».